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L’examen clinique de l’édenté total

édenté total

L’examen clinique en prothèse totales permet de nous renseigner sur le diagnostic anatomique (les indices + et -), le choix et la méthode d’empreinte, le choix des dents et enfin sur le pronostic de la restauration.

L’interrogatoire :

Il sera mené avec beaucoup de bienveillance, de sympathie, de discrétion, il nous renseignera sur

- nom, prénom, âge du patient, profession.

- motif de la consultation : dexite (ce que raconte le patient).

- l’histoire de la denture du patient (cause des extractions, prothèse antérieure).

- la motivation : esthétique, fonctionnelle, phonétique.

- l’état général du patient : diabète, maladie de paget (ostéite), l’ostéoradionécrose, la tuberculose, les troubles endocriniens, les avitaminoses.

-l’état psychique du patient : maladie de parkinson (le patient trouble : empreinte muco-dynamique).

L’examen exo buccal : extra oral

Il faut vérifier :

- la symétrie du visage : ou asymétrie physiologique, dissymétrie.

- le contact des lèvres : stomion.

- égalité ou inégalité des différents étages de la face.

- l’ouverture de la bouche, évaluer son amplitude au niveau des incisives elle est de 5cm.

- on explore le fonctionnement des ATM.

- le trajet d’ouverture : il peut être sagittal (ouverture droite), ou dévié latéralement (ceci traduit l’asymétrie du proglissement condylien).

- la palpation des condyles (douleur).

- le cracement des ATM (dysfonction).

- les crépitements (altération des surfaces articulaires).

- les subluxations.

L’examen endo buccal : intra oral

A- Le maxillaire supérieur :

Inspection : 3 zones doivent retenir notre attention.

La profondeur de la voûte palatine :

La concavité peut constituer un facteur important de rétention, on appréciera le degré de concavité car il faut savoir qu’une voûte palatine non ogivale (profonde) peut priver la prothèse d’un élément de rétention important.

Noter les irrégularités muqueuses et osseuses pouvant être relevé au niveau du raphé médian, ce sont les torus palatin.

Apprécier la dépréssibilité des zones de schroeder (on met le doigt s’il passe c’est compressible).

Mentionner les différentes orientations du voile du palais par rapport à la voûte palatine : classification de landa :

- Cl / = peut être en continuation horizontale, favorable à l’extension postérieure de la prothèse F= 2c A/a.

- Cl // = peut être en continuation oblique favorable à une extension de 1mm.

- Cl /// = peut être perpendiculaire à la voûte : pas d’extension.

Les tubérosités maxillaires :

C’est le point d’arremeage (chute) postérieur de la plaque base supérieure, elles forment avec les poches paratubérositaires à la fois un relief et une profondeur nécessaire à la bonne rétention de la prothèse, elles doivent être toujours de dépouille c’est-à-dire leurs faces vestibulaires doivent être parallèles entre elles.

Plusieurs éventualités peuvent être envisagées :

- tubérosité bien formée sans contre dépouille : favorable.

- tubérosité bien formée avec 1 contre de contre dépouille : peu favorable.

- tubérosité de contre dépouille : défavorable il faut une chirurgie.

Les crêtes alvéolaires :

La crête alvéolaire idéale est large, haute et à côtes parallèles.

- la hauteur : selon Atwood.

· Crête haute > 1cm : favorable.

· Crête < 1cm : +- favorable.

· Crête nulle : défavorable d’où nécessité d’une chirurgie.

- la forme :

· Large, arrondie, régulière : cas favorable.

· Irrégulière, saillante, bosselé : à décharger et- ou enlever chirurgicalement.

L’insertion freinale et musculaire :

Voir la position d’attache des freins : entre la fibromuqueuse et la ligne de réflexion muqueuse (favorable ou défavorable : nécessité de chirurgie).

Voir la présence de brides musculaires à décharger ou à enlever.

Les sillons ptérygo-maxillaires : repéré avec précision.

Etat de la fibromuqueuse :

Il faut en apprécier : la couleur (rose pâle), la consistance (dure ferme), l’adhérence, l’épaisseur, l’élasticité.

La ligne de réflexion muqueuse.

La palpation :

Elle est bi digitale, elle nous renseigne sur la nature des éléments à examiner :

- des crêtes flottantes : chirurgie.

- une épine douloureuse sur la crête.

- un contre de dépouille, en apprécier le degré.

- les exostoses (les irrégularités osseuses).

B- Le maxillaire inférieur :

L’inspection :

- la crête alvéolaire :

. haute : favorable.

. moyenne : +- favorable.

. plate : défavorable.

- les lignes obliques externes et internes (pas douloureuses).

- le trou mentonnier.

- les apophyses génies, tori (chirurgie s’il sont important).

- le frein labial médian, les freins latéraux.

- le volume du plancher buccal : il représente ce que représente le palais pour le maxillaire supérieur, son volume augmente avec une édentation ancienne et peut déborder latéralement

Le maxillaire à tendance à se rétrécir : centripète.

La mandibule : centrifuge.

La palpation :

- crête : recherche de forme hyperplasique.

- trigone rétro molaire : volume, consistance.

. trigone convexe de consistance dure : cas favorable.

. trigone de volume normal et de consistance molle diminue l’efficacité de la butée postérieure.

. trigone absent : cas défavorable.

- la ligne oblique interne : de dépouille ou de contre dépouille (douloureuse).

- la ligne oblique externe : la repérer, à ne pas négliger.

- le plancher buccal : palper la région sublinguale antérieure pour déterminer la consistance, le volume, des apophyses génies.

La langue :

Apprécier son volume, sa position.

La salive :

Le phénomène de capillarité joue un rôle dans l’adhésion de la prothèse supérieure et inférieure c’est pour cela que nous devons rechercher la présence de troubles de sécrétion salivaire.

L’étude de la viscosité salivaire : pour cela prélever entre pouce et index un peu de salive et ensuite les écarter :

- si le filament salivaire présente une continuité capillaire : cas favorable.

- si le filament obtenue est d’un diamètre plus important : salive hyper visqueuse = +- favorable.

- s’il n’y à aucun filament : asyalie = cas défavorable.

Remarque : la classification d’Atwood :

- Cl / : crête peu résorbée.

- Cl // : crête moyennement résorbée.

- Cl /// : crête très résorbée.

- Cl /V : crête négative.

L’examen radiologique :

a- la panoramique : elle renseigne sur

- racines résiduelles.

- dents de sagesse incluses.

- kystes.

- formation tumorale ou maligne.

b- la tomographie :

Elle permet d’explorer les ATM.

Conclusion prothétique :

1- Pré prothétique : elle peut être de l’ordre :

- chirurgical.

- mise en condition tissulaire.

2- Prothétique : la prothèse totale adjointe.

Conclusion générale :

Il faut se renseigner sur les troubles tel que :

- un déficit en hydrate de carbone, protéine, vitamines, minéraux.

- une allergie.

- une médication.

- une allergie à la résine.

- une maladie infectieuse.

Il a été démontré qu’une hyper glycémie rend difficile la tolérance d’une prothèse complète.

Selon Sanguiolo : Au maxillaire sup :

Classe Caractères anatomiques Diagnostic

Cl / – voûte palatine profonde et concave. édentation totale favorable à une

- tubérosité dure et très ferme. prothèse adjointe totale.

- profondeur vestibulaire = ou > 1cm.

Cl // – caractères égaux à la Cl / mais avec édentation partiellement favorable

. une formation hypo plasique sur à une PTA.

Crête, voûte, tubérosité.

Cl /// – voûte palatine. édentation totale globalement

- tubérosité sans relief. défavorable à la prothèse totale.

- profondeur vestibulaire = ou < 1cm.

Au maxillaire inférieur :

Classe Caractères anatomiques Diagnostic

Cl / – crête de hauteur = ou > 1cm. Edentation totale généralement

- insertion musculaire au dessous favorable.

des crêtes.

- éminence piriformes dures et

bien formées (papilles rétro molaires).

Cl // – caractères égaux aux précédents avec Edentation partiellement

une formation hypo plasique. favorable.

Cl /// – crête plate Edentation défavorable.

- hypotrophie du plancher.

Cl /V – crête négative (en creux) Edentation très défavorable.

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3 Responses to “L’examen clinique de l’édenté total”

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