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Conduite à tenir devant un cardiopathe

cardiopathe

Tous les soins dentaires du simple détartrage à la dévitalisation de dents cariées ou à l’extraction dentaire peuvent être à l’origine d’une mobilisation de germe (environ 20% des extractions dentaires, s’accompagne d’une Bactériémie transitoire)

Cette bactériémie est le plus souvent sans conséquences chez le sujet soin, mais peut être à l’origine de complications infectieuses graves chez les sujets porteurs d’une pathologie cardiaque .pulmonaire rénale, rhumatologique ou autres.

Notre grand souci est bien sur le risque oslerien de certaines de ces maladies mais il ya aussi les accident chez les sujets porteurs de trouble de rythme ainsi que ceux lies a la thérapeutique anti- coagulant

 

 

2- Classification des cardiopathies

CARDIOPATHIES CONGENITALES

CARDIOPATHIES ACQUISES

1- NON CYANOGENE

-Sténose de l’isthme de l’aorte

- P C A

- C I A

- Sténose de l’artère pulmonaire

- Communication inter-aorto-pulmonaire

2-CYANOGENE

-Trilogie de Fallot

-Tétralogie de Fallot

1- CARDIOPATHIE VALVULAIRE

-Insuffisance mitrale

- rétrécissement mitral

-maladie mitrale

-insuffisance aortique

-Rétrécissement aortique

-Maladie aortique

-Polyvalvulopathie

2- Troubles du Rythme

- Tachycardie – Bradycardie

- Extrasystoles

3- hypertension artérielle HTA

4- Cardiopathies :schemique

- Infractus du Myocarde

- Angine de poitrine

5- Cardiopathies inflammatoires

6- Coronarites

7- Maladies-Thrombo-Emboliques

 

 

3 – Quel est le risque de cardiopathie :

A haut risque

A Risque modéré

Sans risque particulier

- Porteurs de prothèses valvulaires

-Antécédents d’endocardite infectieuse

- cardiopathie cyanogène

- Valvulopathies (rétrécissements et insuffisances mitrales,aortiques,tricuspides,polyvalvulopathies, prolapsus mitral , bicuspidien aortique)-

- Cardiomyopathie Obstructive

-cardiopathie congénitale non cyanogène

- Cardiopathie ischémiques pontage aorto-coronarien-communication inter-auroculaire

-rétrécissement mitral

-simulateur cardiaque

-prolapsus mitral sans souffle

-affection vasculaire périphérique

-défibrillateur implanté

-cardiopathie hypertensive

 

 

3-1 Risque syncopal

Est une perte de conscience brève secondaire a une ischémie cérébrale aigue diffuse lie a une brusque chute de débit cérébrale

Elles peuvent relever d’étiologies multiples qui sont le plus souvent bénigne.

L’interrogatoire représente l étape fondamentale du diagnostique

 

3-2 Risque infectieux

C’est la Greffe d’un germe microbien sur l’endocarde il s’agit d’une affection grave qui met en jeu le pronostic vital

L’origine dentaire est le plus fréquente des étiologies

Le germe de plus souvent en cause est le streptocoque.

Ce germe entraîne soit des lésions destructives des valves, soit des végétations

La symptomatologie clinique survient 02 à 04 semaines après l’intervention dentaire

 

3-3 Risque hémorragique

Les patients soumis d’une thérapeutique anticoagulante risquent une hémorragie après une extraction dentaire .D’autre part, l’arrêt ou la réduction des anticoagulants les expose à des risque de thromboembolique.

Des protocoles très variés ont été suggérés avant de procéder à un acte saignant

ØRéduire l’hypocoagulabilité

ØSubstituer les AVK par l’héparine.

ØInterrompe temporairement les anticoagulants.

Ces approches ne sont pas démunies de risques, et imposent une surveillance médicale étroite

Les principaux anticoagulants employés sont :

-Les héparines.

-Les antivitamines K (AVK).

-Les antiagrégants plaquettaires.

 

3-3-1 L’héparine :

•N’étant pas absorbée par le tube digestif ,elle est totalement inactive par voie orale,par conséquent,elle ne peut être administrée que par voie parentérale (IV o S/V) ;la voie sous cutanée est la plus utilisée,car elle permet de libérer d’une manière plus progressive l’héparine.

•La calciparine agit sur la thrombinoformation et sur la fibrinoformation .Exploration par le temps de Howell N : 1 mn 30 à 2 mn 30

•L’activité est stable durant 5-8 h (nécessité de renouvellement

de l’injection 3 fois /24h).

• Arrêter le trt 6-8 heures avant l acte

• Faire le l’acte dentaire

• Reprendre le trt 8-12 heures après

• Puis adopter les dose le lendemain après contrôle de TH

(pas d IM- pas AINS)

 

3-3-2 les antivitamines K(AVK) :

De loin les plus utilisés en thérapeutique ambulatoire ;grâce à leur forme d’administration (voie orale),et leur effet thérapeutique très prolongé (24-48h),agissent en bloquant la synthèse de prothrombine

Ex Sintrom duré d’action—————-2-4j (demis vie courte)

Warfarine (coumadine)—————–2-10j (demi-vie longue)

 

Surveillance biologique de la thérapeutique anticoagulante :

La prescription d’AVK nécessite un contrôle strict de la coagulation (il y a des variations individuelles aux patients pour une même dose).

Le contrôle est mensuel lorsque le traitement est équilibré.

Le TP (taux de prothrombine) équivalent du temps de quick (TQ) actuellement, l’OMS recommande l’utilisation d’un nouvel indice : INR (international ;nomalized ,ratio ).

 

               TP (TQ) normal
INR =________________                      = ISI (index de sensibilité international)
                 TP (TQ) témoin

 

L’interprétation de l’INR (contrairement au TP ) est un peu déroulante

•car quand l’INR la coagulation +___________________la coagulation -

Quand le TP+________________________________                                              l’INR et inversement -

 

L’INR varie de 1 à 9 :

Lorsque le taux de prothrombine est entre 25-30% l’extraction et tous acte saignant mineurs sont autorisés et comportent peu de hémorragique (l’hémostase locale doit être soigneuse).

L’Inr correspondant à un TP de 25-30% est compris entre 2-3.

 

Taux de

prothrombine

INR

Situations Cliniques

1

2

   

70-100%

70-100%

<1.2

Sujet normale ou cardiopathe qui n’est pas assez anticoagulé

25-35%

35-45%

2-3

Hypocoagulabilité modérée

15-25%

25-35%

3-4.5

Hypocoagulabilité importante

15%

25%

>5

Surdosage du TRT ATC : risque d’hémorragie spontanée grave

 

Les extractions dentaires qui sont réalisées en ambulatoire,doivent être programmées en accord avec médecin traitent pendant une période de diminution du TRT anticoagulant qui est décidée par le médecin traitant ,seul habilité à connaître le risque médicale chez le patient.

•Lorsque l’hypocoagulabilité recherché par le cardiologue doit être impérativement maintenue (ex INR>3) il est nécessaire de substituer les AVK par les héparines.

• L’hospitalisation s’impose, et dans ce cas en plus du TP et de l’INR le temps de céphaline activé (TCA) doit être demandé.

 

3-3-3 Les antiagrégants plaquettaires :

•L’aspirine et ses dérivés induisent des dysfonctions qui persistent durant toute la durée de vie de la plaquette, d’où l’intérêt chez ces patients, d’une évaluation qui repose sur la mesure du TS.

•TS normale inférieur à 10 mn ——- tout type de procédure peut être envisagé

Ø Si le TS est prolongé :

Toute procédure chirurgicale doit être remise à une date ultérieure.

En accord avec le médecin traitant l’arrêt de la prescription doit être

envisagé durant une semaine .Après quoi le TS sera à nouveau déterminé.

• La reprise d’a.c acétyle salicylique ne sera envisagée qui

après avoir écarter tout risque de saignent postopératoire,

c.à.d cicatrisation appropriée des tissus mous.

Il va de soi qu’aucune administration post-opératoire

immédiate d’aspirine, de ces dérives ou d’AINS ne sera prescrite.

Ø Si le TS reste prolongé après 7-j d’arrêt, une dysfonction plaquettaire autre que celle patient doit être adressé pour évaluation plus complète.

 

Remarque :

Les ANIS sont également à proscrire ,en post-op ,chez les patients sous AVK par ce qu’ils potentialisent l’effet anticoagulant .pour les même effets pharmacologiques ,d’autre médicaments seront exclus de la prescription chez ce type de patient :il s’agit des tétracyclines il des sulfamides.

4 – Les maladies cardiopathies

a) Cardiopathies congénitales :

Elles sont diagnostiquées dés I’enfance et sont caractérisées par un trouble de la dynamique cardiaque. Un certain nombre de ces malformations bien que corrigées par une intervention chirurgicale conservent des séquelles valvulaires voire se compliquent d’une hypertension pulmonaire, d’une insuffisance ventriculaire droite, d’une insuffisance ventriculaire gauche

Evaluation
Ces patients atteints d’une affection cardiaque congénitale présentent un haut risque oslérien ; dans notre spécialité, dans 30% des cas , toute intervention sanglante peut être à l’origine d’une endocardite infectieuse( danger d’une greffe bactérienne au cours des infections buccales au moment d’une extraction dentaire.

Comrnunication interauriculaire :

C’est une anomalie congénitale qui résulte d’une insuffisance de développement du septum inter auriculaire, par conséquent il y a une communication entre I ‘oreillette gauche et l’oreillette droite.

Son évolution ne pose aucun problème chez l’enfant et l’adolescent mais parfois il y a un risque d’hvpertension artérielle pulmonaire et d’insuffisance ventriculaire droite.

En règle générale la fermeture chirurgicale se fait vers 6-11 ans. Dans ces communications le risque oslérien est nul et toutes les thérapeutiques au niveau de la cavité buccale peuvent être réalisées.

 

Communication inter ventriculaire :

C’est une communication anormale entre le ventricule gauche et le ventricule droit à travers le septum inter ventriculaire. Il s’agit donc d’une cardiopathie congénitale par insuffisance de développement du septum inter ventriculaire qui peut être acquise lors d’un infarctus du myocarde ; sa taille est variable, petite, la fermeture est spontanée mais grande elle se complique et s’aggrave Ces CIV entrent dans le cadre des cardiopathies à risque oslérien , et en tant que telles l’antibio- Prophylaxie est obligatoire , traitées chirurgicalement le risque disparaît.

Tétralogie de Fallot :

Elle consiste en un rétrécissement de la voie pulmonaire avec une communication inter ventriculaire, une dextraposition aortique et une hypertrophie ventriculaire droite. La cause en est le plus souvent une cardiopathie cyanogène entraînant un rétrécissement de la voie pulmonaire due à l’hypertrophie du ventricule droit. Son évolution est grave ; il existe des complications telles que l’endocardite, les syncopes, les thromboses cérébrales…

Le chirurgien dentiste doit prendre les mêmes précautions, que dans les cardiopathies congénitales en général.

Manifestations buccales :

Il existe des anomalies buccales associées aux cardiopathies congénitales cyanotiques .Ces anomalies comprennent une éruption retardée des deux dentitions, une fréquence accrue des malpositions, des hypoplasies de l’émail.
Les dents ont souvent un aspect bleuté correspondant à une vasodilatation massive du volume pulpaire.
Par ailleurs, on note souvent une augmentation des caries et de nombreux problèmes parodontaux en rapport avec un défaut d’hygiène buccale.

 Précautions à prendre lors des soins

L’onto -stomatologiste devra alors prendre contact -avec le médecin ou le cardiologue traitant pour :

- connaître avec précision la pathologie du patient.

- connaître les thérapeutiques en cours et ses complications éventuelles (antivitamine K par exemple).

- connaître le type d’intervention chirurgicale subi.

- lui expliquer l’état dentaire actuel du patient .les soins envisageables en fonction de l’importance du risque oslérien, les protocoles envisageables.

- lui demander ses conseils et suggestions.

 

En fonction des réponses du médecin , il sera possible de savoir s’il existe pour le malade un risque oslérien majeur important, faible ou nul(tableau 4-8).
L’importance du risque oslérien sera essentielle puisque c’est lui qui déterminera notre plan de traitement et nos choix thérapeutiques (se rapporter aux cardiopathies valvulaires).

ØEn cas de risque majeur, il faudra supprimer impérativement tout foyer infectieux sous couverture antibiotique adéquate, à dose suffisante.

ØEn cas de risque important, la prophylaxie sera très rigoureuse, et tout acte opératoire y compris un simple détartrage devra être fait sous couverture antibiotique.

ØEn cas de risque faible, les soins conservateurs seront possibles sous couverture antibiotique.

Ø En cas de cardiopathies à risque nul, ces patients seront traités comme des patients normaux.

• La réponse du médecin permettra également de savoir s’il existe un risque syncopal (par exemple dans les formes très cyanogènes de la tétralogie de Fallot).

ØEn cas de traitement anticoagulant, il faudra n’intervenir au cabinet que :

- si l’on possède une parfaite technique d’hémostase locale,

- si le taux de prothrombine est supérieur à 30%

 

Précaution lors des prescriptions
les prescriptions devront tenir compte, bien sur , des traitement en cours et chez les patients sous antivitamines K , il faudra éviter les médicaments pouvant interférer .

b) Valvulopathies:

C’est une atteinte de l’orifice mitral, et de l’orifice aortique. Les valvulopathies sont variées,

elles englobent le simple rétrécissement jusqu ‘au prolapsus mitral Certaines présentent un risque plus élevé que d’autres à une infection bactérienne.

Evaluation

C’est en relation avec le cardiologue que le chirurgien dentiste pourra évaluer les risques

présentés par les valvulopathes, en fonction du degré de gravité et d’évolution de l’affection,

en fonction de la symptomatologie .des traitements en cours, et des autres pathologies

cardiaques présentes.

 

Il devra évaluer trois risques

Øle risque oslérien

Øle risque hémorragique

Øle risque de complication

A partir de là il décidera de la possibilité de réaliser les soins en milieu hospitalier ou au cabinet. Il faut savoir que des manifestations secondaires sont possibles aux thérapeutiques en cours ; les diurétiques donnent une sécheresse buccale et des lésions lichénoïdes; les anti-arythmiques donnent en plus de la sécheresse buccale des ulcérations muqueuses, des hyperplasies gingivales et un trouble du goût ; les bèta-bloquants font apparaître des pétéchies et des lésions lichénoïdes au niveau de la muqueuse buccale, quant aux anti-coagulants ils donnent des gingivorragies.

 

Conduite à tenir

Devant des malades atteints de valvulopathies , le chirurgien dentiste devra Prendre des précautions vis à vis du risque d’endocardite

infectieuse, hémorragique et (ou) syncopal, en :

Ø surveillant régulièrement l’état et l’hygiène bucco-dentaire

Ø supprimant systématiquement les foyers infectieux bucco­dentaires

Ø donnant une antihioprophylaxie pour les soins et traitements bucco-dentaires indiqués (extractions , pose et dépose de bagues orthodontiques et détartrages

Ø espaçant les séances d’une semaine en cas plusieurs étapes thérapeutiques , et en alternant l’antibiotique ( clindamycine prystamycine et amoxicilline )

Ø évitant de réaliser des pulpotomies, une reprise de traitement radiculaire des implants.

des prothèses conjointes nécessitant une dévitalisation , une chirurgie parodontale , et une hiopulpectomie ( sauf pour les monoradiculées présentant un risque faible d’El où une biopulpectomie peut être réalisée avec obturation canalaire la séance tenante et dans des Conditions d’asepsie très strictes «digue »)

 

Au niveau des prescriptions il faut :

- éviter de prescrire les corticoïdes qui augmenteraient l’effet toxique des digitaliques, et qui auraient un effet hypokalémiant entraînant des troubles du rythme lors d’un traitement par des bêta-bloquants

- éviter de prescrire l’ibuprofène qui augmente le taux plasmatique de la digoxine intoxication digitalique)

- éviter la prescription des salicylés et des anti- inflammatoires non stéroïdiens en cas de traitements par des B Bloquants ou par des anti-coagulants(AVK)

- éviter l’utilisation de barbituriques, de tétracyclines, de sulfamides, des anti-histaminiques des anti-fibrinolytiques et des médications contenant du sodium (régime sans sel).

c) L’endocardite infectieuse :

• Elle est définie comme étant la fixation et la multiplication d’un agent infectieux au niveau de la tunique interne du coeur sain ou préalablement altéré, le germe provenant d’une porte d’entrée variable est véhiculé par voie sanguine (bactériémie, jusqu’au Coeur et va provoquer des lésions végétantes et destructrices.

•Cette septicémie est une infection généralisée avec passage des germes dans le sang (le plus souvent les staphylocoques et les streptocoques); ces germes vont se fixer sur un endocarde fragilisé avec microlésions pour aboutir à des lésions valvulaires et à des végétations. Ces lésions provoquent une fuite aortique ou mitrale (d’où l’insuffisance). Les végétations peuvent emboliser tout le territoire artériel ( rein , cerveau etc..).

•Pour éviter cette endocardite les patients doivent bénéficier d’une antihioprophylaxie pour toute intervention qu’elle soit buccale, ORL, urologique ou dermatologique (porte d’entrée)

 

Clinique de l’Osler :

•Chez ce malade souvent atteint préalablement de valvulopathie , on voit apparaître avec ou sans cause apparente fièvre .

•Le diagnostic est posé d’après :

•la fièvre

•l’hémoculture positive : streptocoque

•la notion de porte d’entrée 2 à 6 semaines avant : abcès, exo, avortement, foyers latents.

Pronostic et évolution :

Le pourcentage de mortalité des endocardites est à l’heure actuelle entre 25 et 40% bien que stérilisation par les ATB soit obtenues 95% des cas

Ce sont des lésions organiques qui en sont la cause

La gravité de cette affection est fonction de :

- la variété du germe, le streptocoque est plus contrôlable que les mycoses.

- la précocité du traitement.

- l’état avancé ou non des lésions organiques.

 

TRT porte d’entrée:

•La se pose pour nous le problème : faut – il ou pas ce extraire un foyer supposé être la cause en l’absence d’une porte d’entrée évidente.

•(dent porteuse de réaction apicale chronique ,poche parodontale,tartre).

•Nous avons préféré dans ce cas la collaboration avec les cardiologues et donc en l’absence de mise en évidence de la porte d’entrée, d’attendre jusqu’à 45 jours de traitement ATB

Manifestation buccales :

CHAPUT, MYALL et GREGORY ont décrit ces signes buccaux .ils consistent en de petites pétéchies muqueuses qui ressemblent à des macules rouges ou pourpres qui ne palissent pas à la pression et en des lésions pur puriques plus larges, légèrement surélevées entraînant une certain gêne .en fait, ces signes ne sont ni pathognomoniques, ni spécifiques.

 

Précaution lors des soins :

•L’odontologiste participe au traitement de l’endo -cardite à deux niveaux :

-A titre préventif.

L’odonto -stomatologiste doit parfaitement connaître les différentes cardiopathies à risque oslérien.

Tout foyer dentaire chez un porteur de cardiopathie à « risque »doit être traité sous couverture antibiotique.

Il est indispensable de demander au patient de prendre sa température matin et soir .la survenue d’une fièvre, voire d’un simple décalage thermique chez les patients à haut risque doit faire évoquer le diagnostic soit établi et confirmé en particulier par les hémocultures

A titre curatif

Compte tenu de la fréquence de l’endocardite à streptocoque d’origine bucco-dentaire, un examen stomatologique soigneux fait partie du bilan demandé devant une endocardite et tout foyer infectieux dentaire ou parodontal doit être supprimé sous peine de récidive de l’endocardite.

 

Du point de vue de la parodontologie :

Le détartrage est l’acte le plus septique de la cavité buccale : il doit nécessairement se faire sous antibiothérapie

- l’existence de poches et des mobilités est encore une fois fonction du risque, de la dent et de l’importance de l’alvéolyse

- les thérapeutiques conservatrices restant d’indication très limitées car le contrôle de la guérison est très difficile à apprécier

 

Tableau_résumant l’antibioprophylaxie de l’El pour les soins dentaires selon les recommandations émises par la 5° conférence de consensus en thérapeutique anti-infectieuses

Soins ambulat oires

   
 

Antibiotique

Posologie et voie d’administration

Prise unique dans l’heure qui précède le geste

Pas d’allergie aux bétalactamines

Amoxicilline

3g per os

Allergie aux betalactamines

Clindamycine

600 g per os

 

Pristamycine

1 g per os

Les posologies pédiatriques amoxicilline 75 mg/kg .clindamycine 15 mg/kg ,pristamycine 25 mg/kg

 

d) Hypertension artérielle :

•Se définit comme une augmentation des chiffres tensionnels au repos, c’est à dire 160mm HG pour la pression artérielle diastolique et 9Omm HG pour la pression artérielle diastolique. Cette augmentation des pressions systémiques, constante a un retentissement sur tout le système cardjo -vasculaire et sur certains organes comme le coeur, l’oeil le rein , le système nerveux central. L’appréciation de la tension maxima, de la différentielle, de la minima , nous conduit à faire entrer cette tare dans une affection cardio-vasculaire ; l’intervention du chirurgien-dentiste reste sensible vis à vis du facteur vasculaire.

Parmi les causes , on cite la coarctation de l’aorte , une sténose de l’artère rénale ,un phéochromocytome , le syndrome de Cushing, le syndrome de Conn, les corticoïdes , les vasoconstricteurs nasaux et la consommation régulière de réglisse .L’HTA accélère la progression de l’athérosclérose. Cause de l’insuffisance cardiaque.

Evaluation :

•la médication réserpénique dans le traitement de l’hypertension fait que toute anesthésie est dangereuse , , voire contre indiquée ; les bêtabloquants de l’hypertension. des troubles du rythme et des formes d’angine de poitrine inhibent les effets de l’adrénaline et du sympathique sur le coeur.

La prescription est variable nous avons les inhibiteurs calciques (Adalate « Nifédipine»), responsables de sécheresse buccale, de gingivite, les diurétiques (Lasilix Modurétic ) ,les bêtabloquants les vasodilatateurs puissants (Lopril-Rénitec) , les anti­hypertenseurs (Aldomet , catapressan) , les anti-hypertenseurs vasodilatateurs (Apress , Minipress).

 

Conduite à tenir: il faut

- intervenir avec des chiffres tensionnels inférieurs à 14, 8.

- collaborer avec le médecin traitant et le cardiologue (maladies surajoutées).

- pratiquer une anesthésie sans adrénaline.

- prévoir une hémostase locale, car chez ces patients le saignement est allongé du fait du manque d’élasticité vasculaire.

- éviter de prescrire des corticoïdes (effet hypokaliémie favorisant la survenue de troubles cardiaques) si le malade présente des effets secondaires au traitement par les inhibiteurs calciques. »

e) Troubles du rythme :

•La bradycardie au cours d’une intervention peut amener une fibrillation pouvant être fatale. Dans la maladie de Bouveret, il y a un trouble du faisceau de His avec des poussées paroxystiques souvent provoquées atteignant I 50 pulsations.

•Le chirurgien dentiste n’interviendra que sous contrôle du cardiologue; la bradycardie est contrôlée par de l’atropine et de la quinidine

Précaution à prendre lors des soins :

Il est indispensable de prendre le pouls de tout nouveau patient et de le noter sur sa fiche de soins.

Cette prise de pouls, comme la prise de tension artérielle, devra être renouvelée tous les ans.

Les patients porteurs de trouble du rythme sont sujets à des malaises,à des syncopes et sont même susceptibles d’avoir un arrêt circulatoire.

S’il est décidé d’un commun accord avec le cardiologue que l’intervention peut être réalisée au cabinet dentaire, il faudra prévenir la survenue des syncopes par un nombre de précautions élémentaires :

- le sujet ne sera pas à jeun(ce qui favoriserait un malaise hypoglycémique) mais n’aura pas pris non plus un repas trop riche ;

- l’intervention sera réalisée sur un patient en décubitus dorsal ;

- l’injection de l’anesthésique aura été précédée d’une aspiration , elle sera lente ,

L’anesthésique ayant été tiédi ;

- les interventions trop longues seront évitées ;

- le patient devra être surveillé une demie une demis heure après l’intervention avant qu’il soit autorisé à renter chez lui.

Mais malgré toutes ces précautions, une lipothymie, une syncope ou un arrêt circulatoire peut toujours survenir.

ØEn cas de syncope, il faut :

- arrêter immédiatement tous les soins, veiller à la vacuité de la cavité buccale ;

- allonger immédiatement le patient sur le sol en assurant la liberté des voies aériennes ;

- si la « syncope »persiste et s’accompagne d’un arrêt circulatoire, mettre en route une réanimation cardio-respiratoire et appeler une équipe médicale.

 

f) Coronarites :

•C’est la nécrose ischémique d’une partie du muscle cardiaque se traduisant par l’obturation d’une artère coronaire par un thrombus.

•Le signe clinique essentiel de la maladie est décrit par une douleur thoracique rétro-sternale, constrictive, pouvant irradier vers le thorax- les maxillaires les épaules et les bras ; ce signe est accompagné d’une sensation d’angoisse, de sueurs .de nausées, et d’éructations.

Evaluation :

Ces malades sont traités par des Bêtabloquants (aspirine- et des inhibiteurs de l’enzyme de conversion ; Si sur un fauteuil, malgré la prise de trinitine par voie sublinguale

une douleur précordiale apparaît. Intense, et persistante il faut alors appeler le SAMU ,en attendant , il faut mettre le patient en position assise puis suneiller les rythmes cardiaques et respiratoires Il existe chez ces malades des manifestations buccales à type de gingivorragies d’ulcérations muqueuses, de lésions lichénoïdes ( Bêtabloquants ) on note également une rougeur du visage, une sécheresse buccale et une gingivite provoquées par les inhibiteurs calciques (Nifédipine)

 

Conduite à tenir :

le chirurgien dentiste doit entrer en contact avec le cardiologue et connaître la date de l’infarctus:

- Si l’infarctus est récent – le praticien doit impérativement s’enquérir de l’état de santé du malade. de la présence de séquelles et des risques encourus lors d’une intervention sur le fauteuil

- Si l’infarctus a moins d’un mois .il faudra réaliser les soins on milieu hospitalier car l’angor est instable, sous surveillance médicale en attendant que l’état du malade s’améliore.

- Si l’infarctus remonte à plus de 6 mois, le chirurgien dentiste n’agira que si l’état général est jugé satisfaisant et stable, donc il pourra réaliser les soins au cabinet, les extractions en milieu hospitalier ou au cabinet il faut se limiter à trois crapules d’une solution anesthésique

Adrénaline avec une concentration de (1/ 200 000)

prendre certaines précautions si d’autres pathologies sont présentes

(ex . antibioprophylaxie de l’EI . Ou au niveau des traitements prescrits).

- éviter de prescrire des corticoïdes qui :

•à fortes doses aggravent le risque hémorragique.

•peuvent déclencher des troubles du rythme et une défaillance cardiaque par effet hypokalémiant.

- ne pas prescrire de sulfamides, de tétracyclines, d’antihistaminiques, de barbituriques et de méprobamate.

 

g) Cardiopathie ischémique :

Angine de poitrine :

•C’est l’expression habituelle de l’insuffisance coronarienne .elle peut apparaître d’emblé au repos comme dans le cas de l’angor spastique. Cependant la séquence la plus fréquente, particulier dans l’angine de poitrine par athérosclérose coronaire. Est l’apparition d’angine de poitrine pour des efforts initialement importants, puis, au cours de l’évolution de l’affection et par le processus athéromateux, la survenue des crises douloureuses pour des efforts de plus en plus minimes et enfin au repos, traduisant un déséquilibre permanent entre la demande et les apports en oxygène au niveau du myocarde.

INFARCTUS DU MYOCARDE

C’est la nécrose ischémique massive du muscle cardiaque dont les dimensions atteignent ou dépassent deux centimètres, liée le plus souvent à l’obstruction d’une artère coronaire par un thrombus fibrino-cruorique au contact d’une plaque d’athérome.

En cas de crise d’angine de poitrine:

- En cas de crise d’angine de poitrine, il faut arrêter immédiatement les soins et faire prendre de la trinitrine par voie sublinguale au malade.

Que faire si l’infarctus survient au cabinet?

- faire appeler d’urgence une équipe médicale qui s’occupera du transfert du malade.

- en attendant , mettre le malade en position demi assise.

- en cas de persistance de la douleur, appeler un médecin le plus proche qui réalisera une oxygénation au masque, une surveillance de l’état clinique et éventuellement une réanimation

 

Rhumatisme articulaire aigu :

• Il est représenté par l’ensemble des manifestations cardiaques, et se développe soit au cours d’un tableau clinique typique du R.A.A soit avec seulement des signes généraux et biologiques de la maladie inflammatoire post-streptococcique Les trois tuniques peuvent être touchées isolément ou ensemble ( péricarde myocarde endocarde ) donnant la péricardite aiguë , la myocardite, l’endocardite rhumatismale avec souffle et plus tard un rétrécissement mitral ou aortique

•La prise en charge d’un tel malade nécessite les mêmes précautions que dans les valvulopathies.

 

 

Conclusion

•Face aux cardiopathies le praticien est confronté à quatre grands risques à savoir;

•le risque infectieux — le risque hémorragique — le risque syncopal– et l’arrêt cardiaque Certaines de ces pathologies cardiaques exigent

•un milieu hospitalier pour la remise en état de la cavité buccale, d’autres exigent une antibioprophylaxie, des mesures préventives d’hémostase ou un ensemble de précautions

 

Un beau sourire fait palpiter les cœurs

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